Glossaire

Anxiété
On ressent de l'anxiété lorsqu'on est en attente de quelque chose de dangereux et qu'on est sans défense, ou en tous cas, très exposé. Elle s'accompagne d'une sensation d'oppression thoracique, de pâleur, de sueurs, de sécheresse de la bouche, de tachycardie, de boule dans la gorge, parfois de vertiges. A l'extrême, la crise d'angoisse se traduit par la peur de mourir sur-le-champ avec le sentiment d'une attaque cardiaque imminente, incontrôlable.
L'anxiété et l'angoisse contribuent toutes deux à relancer les systèmes d'éveil. Elles déclenchent une mise en alerte de l'organisme. On comprend bien de ce fait, pourquoi il est alors impossible de s'endormir ou de se rendormir quand on est anxieux ou angoissé.
Apnées du sommeil
Les apnées du sommeil sont un arrêt complet du passage de l’air lors de la respiration. Elles peuvent être liées à un blocage de l’air, on parle alors d’apnées obstructives, ou à une suspension de la commande respiratoire, ce sont alors des apnées centrales. Il y également des apnées qui sont de mécanisme mixte, à la fois obstructives et centrales.
Quand l’air parvient à passer au prix d’une lutte, avec un effort respiratoire fatigant, on parle d’hypopnée. Le ronflement est lui aussi une forme de lutte à minima : on ronfle quand l’air frotte sur les parois des voies aériennes qui sont un peu rétrécies. Les apnées et les hypopnées entraînent une baisse d’oxygénation du sang. De ce fait, le cœur travaille anormalement au cours du sommeil, pour essayer de mobiliser toutes les réserves en oxygène. Le sommeil n’est plus un moment de repos, mais devient un véritable marathon. Ceci explique pourquoi un apnéique se réveille épuisé le matin.
CAFEINE
Quantité de cafeïne contenue dans des produits de consommation courante.
Les valeurs sont spécifiés pour des doses habituelles (une tasse, un bol, un verre...)
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CAFE
- Filtre
- Percolateur
- Expresso
- Instantané
- Décaféiné |
110 - 150 mg
60 - 125 mg
30 - 50 mg
40 - 105 mg
1 - 4 mg |
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THE |
100 mg |
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CHOCOLAT CHAUD |
10 mg |
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CHOCOLAT AU LAIT |
6 mg |
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COCA-COLA |
30 - 50 mg |
Dépression
La dépression se traduit par un fléchissement du tonus psychique. L'humeur est triste ou pessimiste, la fatigue permanente. Le déprimé a du mal à faire des projets. Toute action, même plaisante, lui demande un effort. Il fait les choses plus lentement qu'à son habitude. Sa pensée est également ralentie ou inefficace, sa concentration mauvaise, sa mémoire déficiente. Il existe souvent des ruminations anxieuses qui plongent le déprimé dans un univers pénible, morose et triste. Une culpabilité sans fondement est en toile de fond.
Les fonctions vitales sont altérées. Le sommeil est habituellement fractionné, moins reposant, mais il peut aussi être envahissant avec des accès de sommeil dans la journée. L'appétit est modifié, le plus souvent avec une anorexie, mais parfois avec des accès de boulimie. La sexualité est altérée que ce soit en raison d'une absence de désir ou d'une impuissance.
Hypersomnie idiopathique
C’est une maladie qui se traduit par des accès de sommeil plus progressif que dans la narcolepsie, mais qui entraîne des siestes souvent de très longues durées et non reposantes.
Le sommeil de nuit est habituellement perçu comme bon et très calme, mais le réveil est difficile : on parle "d'ivresse du sommeil".
L’hypersomnie idiopathique se traite avec du Modafinil. Les besoins de sommeil sont à respecter. La privation de sommeil accentue la somnolence. Malheureusement la sieste n’apporte pas, comme dans la narcolepsie, une restauration de la vigilance.
L’origine de cette maladie est inconnue.
Hypnotique ou somnifère
Les hypnotiques ou somnifères sont des médicaments qui ont un effet facilitateur du sommeil. En réalité, ce sont des produits qui diminuent l'éveil, et ce faisant, facilitent l'entrée dans le sommeil. Ils contribuent également au maintien du sommeil, lorsque leur demi-vie (temps au cours duquel ils restent dans le sang à une dose active) est suffisamment longue.
La plupart des somnifères actuels font partis des benzodiazépines ou apparentés. Ce sont des produits actifs qui aident à passer des caps difficiles et qui gardent toute leur efficacité dans une prise discontinue. En revanche, une prise régulière tous les soirs conduit souvent à l'accoutumance (1/3 des personnes) c'est à dire que le produit perd de son efficacité et la personne doit augmenter les doses (ou associer différents médicaments) pour obtenir un effet sur le sommeil. Cette augmentation de dose s'accompagne d'effet néfaste sur la qualité de la vigilance.
Insomnie
L'insomnie est par définition la plainte d'un mauvais sommeil que ce soit en raison de difficultés d'endormissement, de réveils dans la nuit, d'un réveil trop précoce sur le matin ou d'une mauvaise qualité du sommeil. Pour vraiment parler d'insomnie, il faut que la personne ressente une gêne le lendemain : fatigue, difficultés de concentration, irritabilité, troubles de la mémoire, yeux qui piquent ou qui brûlent...
L'insomniaque qui est en pleine forme le lendemain est probablement quelqu'un qui a besoin de peu de sommeil. Il s'agit peut-être d'un petit dormeur qui s'ignore !
Insomnie psychophysiologique
L’insomnie psychophysiologique représente au moins 15 % des insomnies. Elle fait suite en général à une cause repérable qui a déstructuré le sommeil, et évolue ensuite pour son propre compte. C’est pourquoi on peut parler dans ce cas d’une insomnie maladie. Elle est auto-entretenue par le comportement de l’insomniaque qui n’arrive plus à retrouver le signal de la mise en route des mécanismes du sommeil.
Elle se traduit le plus souvent par des difficultés d'endormissement. La personne passe beaucoup de temps au lit "à essayer de dormir" sans succès, ou tout au moins sans vraiment avoir l'impression de s'être endormie. Plus la personne s'efforce à dormir, moins elle le peut.
Pour rétablir des signaux de sommeil cohérents, il faut complètement changer ses habitudes de sommeil: se lever lorsqu'on n'arrive pas à dormir, faire autre chose, ne se recoucher que lorsqu'on a sommeil, et se lever définitivement dès qu'on est réveillé le matin (même tôt!). La rééducation du sommeil est la plus efficace quand on peut s'aider de la privation partielle de sommeil entraînée par cette technique. Les résultats sont très positifs (2/3 des cas) si l'effort est régulièrement soutenu dans la durée (les effets positifs se ressentent au bout de 15 jours à 3 semaines) et si l'angoisse ne vient pas perturber ces tentatives.
Jambes sans repos
Dès que la personne se met au repos : assise dans un fauteuil devant la télévision, au cinéma, au théâtre, et bien sur dès qu’elle se couche, elle ressent des sensations très désagréables dans les jambes, parfois dans les bras. Ce sont des picotements, des sensations de brûlures, des engourdissements qui rendent la position immobile insupportable. La personne doit se lever, marcher, s’étirer, se passer les jambes sous l’eau froide, se masser. Ce sont des symptômes qui provoquent de grosses difficultés d’endormissement, mais qui peuvent aussi se reproduire en cours de nuit en cas d’éveil.
Chez près de 80 % des gens qui ont un syndrome des jambes sans repos existe des mouvements périodiques des jambes. Ces mouvements sont très particuliers, ils n’ont rien à voir avec les sursauts de tout le corps qu’on peut ressentir à l’endormissement, mais ils sont très gênants… pour le conjoint. En effet, ils se traduisent par un mouvement bref de flexion de l’orteil qui remonte vers le pied. Si la forme est légère le mouvement s’arrête là. Mais parfois le pied se redresse sur la jambe, et la jambe se plie brutalement sur la cuisse. Le mouvement s’exécute d’un coté, mais parfois des deux. Et il se reproduit comme un métronome, à la fréquence d’un mouvement toutes les 20 à 40 secondes ! Un épisode dure de 5 à 20 minutes et se reproduit habituellement plusieurs fois dans la nuit. Les mouvements surviennent d’une manière répétée et entraînent assez régulièrement des micro-éveils de 2 à 3 secondes. Ceci explique la sensation de sommeil non réparateur et la fatigue liée à ce syndrome.
Il existe un facteur génétique dans ce syndrome. Par ailleurs il y a souvent des anomalies du métabolisme ferrique (fer et ferritine).
Pour en savoir plus
Le syndrome de Klein Levin
Ce syndrome touche le sujet jeune, le plus souvent de sexe masculin. Il se traduit par des périodes marquées par une somnolence et une torpeur qui durent quelques jours au cours desquels le jeune ne peut rien faire et reste au lit à dormir. La fréquence des accès est de plusieurs fois par an, parfois tous les mois. Dans sa forme complète, il y a une agressivité et une déshinibition sexuelle qui évoluent aussi par période.
Cette pathologie est très déroutante. On n'en connaît pas la cause. L'hypothèse d'un lien avec des troubles de l'humeur a été soulevée. Son traitement fait d'ailleurs appel à des régulateurs de l'humeur.
Narcolepsie
La narcolepsie ou maladie de Gélineau débute le plus souvent à l’adolescence mais peut se déclencher plus tardivement. Maladie rare, elle touche néanmoins une personne sur 2000 en Amérique du Nord et en Europe alors qu’au Japon, elle serait de 1 pour 600. Elle n’est souvent pas reconnue au début, et il faut en moyenne 11 ans pour qu’elle soit diagnostiquée. Il existe une transmission génétique qui fait que 98% des narcoleptiques ont un groupage HLA particulier (DQB1 06-02). Dans la plupart des cas il y a une baisse de l’hypocrétine dans le liquide céphalo-rachidien (l’hypocrétine est un neuropeptide fabriqué dans le cerveau et impliqué dans la régulation du sommeil).
Cette maladie se traduit par des accès de sommeil incoercibles qui surviennent d’une manière inopinée quelles que soient les circonstances (en travaillant, en parlant à quelqu’un, en bricolant, en mangeant…). Dans sa forme la plus typique il y a également des accès de chute brutale du tonus musculaire (on parle de cataplexie) déclenchée par les émotions : fou rire, surprise, colère, excitation… Peuvent être associés des hallucinations hypnagogiques : ce sont des images, des sons, des impressions (sensation de présence étrangère), perception corporelle étrange… qui surviennent quand la vigilance baisse, en pleine journée ou au moment du coucher. Ou bien encore des paralysies du sommeil : impression d’être paralysée alors qu’on se réveille de son sommeil et qui correspondent à un éveil incomplet qui survient en sommeil paradoxal.
Somnolence diurne excessive
La somnolence diurne excessive se traduit de diverses manières. Le sommeil est parfois envahissant avec un sommeil de nuit de longue durée, mais qui n'entraîne pourtant pas la sensation de restauration d'un bon sommeil. Dans d'autres cas, ce sont des accès de sommeil qui se répètent en cours de journée. Ils sont habituellement favorisés par des activités monotones, mais ils peuvent survenir inopinément d'une manière incoercible. Ces accès de sommeil sont gênants surtout quand ils assaillent la personne à des moments inhabituels: face à un interlocuteur, au cours d'un spectacle, dans les transports en commun. Ils mettent parfois la personne en danger quand ils surviennent au cours de situation à risques: travail sur des machines rotatives, sur un échafaudage, au volant.
Stress
Toute situation nouvelle ou traumatisante engendre une réaction de stress. Les événements de vie, positifs ou négatifs, sont des facteurs de stress car ils demandent une adaptation de l’individu. À certaine période de la vie, les changements de statut, les deuils ou les maladies (qui vous touchent ou atteignent vos proches) se télescopent, entraînant une remise en question en profondeur de tout l’équilibre de votre vie.
D’autres facteurs interviennent dans la genèse du stress. Le sentiment d’être débordé par l’incapacité à faire tout ce qu’il y a à faire dans un temps rétréci, est à l’origine d’un stress.
Néanmoins si la situation stressante s’accompagne de résultats satisfaisants : réussite ou reconnaissance professionnelle, progression d’une carrière politique, résultats sportifs encourageants…, le stress peut être très positif car il agit comme un moteur qui pousse l’individu vers l’avant.
Sous l’effet du stress, le fractionnement du sommeil est la première modification observée: le dormeur a le sentiment d’une nuit hachée, entrecoupée par plusieurs éveils. Cela traduit une adaptation de l’organisme car une situation stressante est une situation dangereuse. Pour pouvoir l’affronter, il faut rester éveillé, ou tout au moins, se réveiller souvent. La survie peut en dépendre. L’exemple du sommeil des antilopes qui vivent dans la savane à proximité des lions, est très instructif. Le rythme de leur sommeil s’est adapté à la situation : elles ne dorment pas plus de 20 minutes de nuit comme de jour pour limiter le danger extrême que représente le sommeil dans un environnement hostile.
Le début d’une insomnie est très souvent rattaché par les insomniaques au début de leur activité professionnelle ou à la naissance des enfants. Situations qui sont toutes deux des moments forts de la vie. Elles marquent un engagement de plus en plus important et un accroissement des responsabilités de l’individu, et à ce titre, sont une charge de stress conséquente. Il faut protéger sa famille, se défendre dans un environnement professionnel hostile…
Tranquillisants
Ce terme appartient au langage courant pour désigner les médicaments qui "calment" et diminuent l'angoisse. De ce fait il désigne aussi bien des somnifères que des anxiolytiques dont les plus connus sont le Lexomil et le Témesta. Ils ont un effet sur le sommeil car ils diminuent l'éveil. |